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Comme un gosse qui joue aux legos, Tom poisson empile les mots, les met bout à bout, et jongle avec pour faire des chansons fraîches et simples, empreintes de tendresse et de nostalgie.

Après un premier album salué par la critique, et une jolie tournée (Francofolies de La Rochelle, Nuits botaniques, Festival de Montauban…), ce deuxième opus charme sans mièvrerie, sans s’appesantir, loin des ballades à deux sous, mais tout près des îles où rêvassent les Salvador, Dutronc et autre Souchon.

Le propos n’est pas de rompre avec l’album précédent mais de continuer à fabriquer - de mieux en mieux - de travailler la matière et de se raconter le plus simplement possible. L’air de rien, ce deuxième album pose pourtant davantage de questions... “Qu’est-ce que je deviens ?!”, “Qu’est-ce qui me retient ?” Le vent, la vie, la mort, les potagers, les orangers en Chine, les saisons, les secondes, le sens de tout cela… Tel un crooner néo-réaliste, Poisson repeint le monde qui l’entoure en spectateur candide, avec un recul tantôt cynique, tantôt bienveillant et sait concocter, avec élégance et savoir-faire, des chansons dont les douces mélodies restent dans la tête...

Il faut dire aussi que Tom est un garçon au parcours atypique... Comédien et chanteur au sein de la très active Troupe du Phénix, il fut à l’affiche du “Petit monde de Georges Brassens” et partait, il y a peu de temps, jouer avec chevaux et charrettes sur les routes de France (environ 300 dates en 5 ans). Vous auriez aussi pu le croiser dans certains bars enfumés de la capitale aux côtés des Fouteurs de Joie, formation mélo-comique, avec laquelle il a plaisir à s’encanailler... Ou encore - ironie du sort - dans le spectacle “In the Bocal” qui mêlait danse hip hop, danse contemporaine, chant lyrique et comédie...

Mais voilà, aujourd’hui Tom poisson chante le monde qui lui tient à cœur. Il passe d’une guitare à l’autre comme on change d’humeur, accompagné de Jean-Marc Pelatan, qui manipule ses claviers et triture sa basse avec le sérieux loufoque d’un savant fou, d’Alexandre Léauthaud à l’accordéon, de Fred Pallem (“Le Sacre du Tympan”), instrumentiste et arrangeur sur quelques titres, le tout rythmé, enrubanné, par la batterie, les percussions et les vocaux de Jean-François Seiller.

Alors pour vous rafraîchir, jetez vous à l’eau sans crainte car le petit poisson deviendra grand... Il faut voir, entendre et cessez de vous plaindre qu’on ne vous a pas prévenus !

 

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